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me in Amsterdam


Les frasques de Buma/Stemra

Logo Buma Stemra La société néerlandaise de gestion des droits d'auteurs compositeurs interprètes, l'équivalent de la SACEM[1] en France s'appelle Buma/Stemra aux Pays-Bas. Le nom de la boite est compliqué parce que la société est née du regroupement de la société de gestion des droits d'éxécution (Buma) et de la société de gestion des droits de reproduction (Stemra).

Buma/Stemra a récemment fait parler d'elle à plusieurs reprises ces derniers temps. Comme en France, cette société fait un lobbying féroce pour interdire tous les nouveaux usages de diffusions de la musique qu'elle n'arrive pas à contrôler.

Comme en France, et aidé par l'organisme de défense des intérêts des maisons de disques BREIM, Buma/Stemra fait un lobbying féroce pour interdire tous les nouveaux usages de diffusions de la musique qu'elle n'arrive pas à contrôler. L'interdiction du téléchargement a été débattue à plusieurs reprises au parlement parce que cette organisation aimerait l'inscrire à l'ordre du jour[2]. Le parlement est contre mais le gouvernement n'a pas trop l'air de l'écouter.

Comme en France, les argumentaires de Buma/Stemra et de BREIM on du mal à tenir la route face aux évidences, aux études de marché et à l'évolution des usages. Ces organisations ont dernièrement montré qu'elles ne respectaient pas vraiment leur objet. Ça craint.

Buma/Stemra ne respecte pas les droits d'auteur

En 2006, le musicien Melchior Rietveldt est sollicité pour réaliser la musique d'un festival. Utilisation limité dans l'espace et dans le temps comme tout bon contrat de cession de droits. Seulement après cela, sa musique a été utilisée à plusieurs reprises sans en parler au musicien. Aujourd'hui cette musique se retrouve sur les message de propagande que l'on est obligé de regarder au début de chaque DVD aux Pays-Bas. Vous savez, ces messages qui disent que télécharger c'est mal et qu'il vaut mieux acheter des DVD parce que grâce à ça notre argent aide les artistes. Sauf que dans le cas de ce petit film, l'artiste ne touche rien.

Biensur, comme il y a des lois aux Pays-Bas, Rietveldt, qui estime son manque à gagner à 1.300.000 dollars, se retourne en 2007 vers Buma/Stemra pour percevoir ses droits d'auteur. Mais il se trouve que dans ce cas précis, les droits n'ont pas été versés et Buma/Stemra semble faire preuve de laxisme pour les recouvrer.

Buma/Stemra est corrompue

La chaine de télé populiste PowNed a fait part de l'affaire en indiquant que le film de propagande était produit par BREIM mais ce n'est pas le cas. Elle a aussi procédé à l'enregistrement (disponible ici) de conversation téléphonique entre le conseiller financier de Rietveldt et Jochem Gerrits, un membre du conseil d'administration de Buma/Stemra. Ce dernier assurait être en mesure d'obtenir le règlement des droits à Melchior Rietveldt... en échange du tiers de la somme obtenue.

Gros scandale, Jochem Gerrits se trouve maintenant accusé de corruption et a démissionné de sa fonction au sein de Buma/Stemra.

Buma/Stemra pirate la musique

Certains on suivit la sortie d'un nouveau site russe, youhavedownloaded promettant de vous indiquer ce que vous avez téléchargé sur en bittorrent. Biensur, aux Pays-Bas, certains ont essayé de donner des adresses IP utilisées par Buma/Stemra pour voir s'ils téléchargeaient. Bingo! GeenStijl, le site web derrière PowNed, affirme qu'une IP des bureaux de Buma/Stemra a téléchargé une série et un jeu.

Suite a ces accusations, la société de perception des droits d'auteur s'est fendu d'un communiqué indiquant que les IP avait été spoufées c'est à dire que quelqu'un les utilisaient à leur place.

Reactie Buma/Stemra op berichtgeving Geen Stijl over downloaden

In reactie op een bericht op de website Geen Stijl hecht Buma/Stemra er aan te melden dat de IP-adressen waar Geen Stijl over schrijft niet door medewerkers zijn gebruikt om te downloaden.

Het zijn geen adressen waarmee Buma/Stemra medewerkers het internet op kunnen. Uit onderzoek van onze IT specialisten is gebleken dat sprake is van IP Spoofing, waarmee ongeautoriseerd toegang is verkregen tot een aantal IP adressen van Buma/Stemra. Die zijn vervolgens blijkbaar door derden gebruikt om te downloaden.

Seulement voilà dans un communiqué antérieur, Bruma/Stemra cite en exemple la France. La France qui face au fléau du téléchargement a mis en place une loi (la fameuse loi HADOPI) qui puni automatiquement l'auteur de téléchargement pair à pair en se basant sur... son adresse IP. Les communicants de Buma/Stemra se sont rendu compte de la bourde et on supprimé la réponse mais c'était tellement beau que j'ai décidé de la recopier ci dessus.

Après ça, Buma/Stemra reviendra conseiller le gouvernement pour protéger les auteurs et les compositeurs.

Notes

[1] En France il y a des tonnes de sociétés de gestion de droits d'auteurs et droits dérivés. La SDRM est une filiale de la SACEM et autre sociétés qui gère les droits de reproduction.

[2] Lire Le téléchargement devrait être interdit dans l'intérêt des auteurs et compositeurs

Tout augmente, même les limitations de vitesse

Cette année, le gouvernement Rutte a décidé d'augmenté la vitesse maximale autorisée sur de nombreux tronçons autoroutiers. Une très bonne mesure à en croire la presse ces jours ci.

Une loi clientéliste

L'idée de l'augmentation de la vitesse limite sur autoroute colle à la peau du plus gros parti de la coalition, le VVD, Parti libéral. Assouplir les règles et satisfaire les automobilistes, jugés plus individualistes correspond à leur image. Le PVV, «parti de la liberté» partenaire de soutien de la coalition est aussi friand de ces thèmes. Voter une pareille loi permet à ces partis de montrer à son électorat qu'il fait les bons choix.

Une loi pragmatique

L'idée a été débattue il depuis l'année dernière dans le plus pur pragmatisme néerlandais. Beaucoup de groupes de pression se sont fait connaitre et on expliquer pourquoi c'était mal. C'est mal pour l'environnement (plus de bruit et de gaz émis) et c'est mal pour la société (plus d'accidents graves). Le gouvernement a promu cette mesure arguant que cela réduirait les embouteillages sur certains tronçons et permettrait d'économiser[1] sur les travaux d'élargissement de certaines autoroutes.



Des tests ont été opéré en augmentant la vitesse limite de façon temporaire. Le gouvernement a aussi promis de ne pas toucher les tronçons proche des villes pour répondre à l'argument environnemental. La loi a été discutée au printemps et les premiers tronçons d'autoroute limités à 130 km/h ont été ouvert en juillet 2011. Youpi !

Une loi efficace

Ce que les journaux ont souligné la semaine dernière, est l’efficacité de cette mesure pour remplir les caisses de l'état. Comme de nombreux automobilistes roulent plus vite, ils consomment plus d'essence et payent par conséquent plus de taxes. L'agence pour l'environnement (PBL) estime entre 50 et 100 millions d'euros, les bénéfices pour le gouvernement.

La communication phare du gouvernement en ce temps de crise étant de parvenir à l'équilibre en réduisant les dépenses de l'état $$la fameuse austérité. Cette information coupe l'herbe sous les pieds des gauchistes qui pensent que cette politique n'est pas idéale et qui prône un soutien à la demande pour relancer la consommation. En matière de liberté sur la route, la demande est là et le gouvernement l'offre.

Les râleurs

Radar automatique sur la A10 (Pays-Bas)

Seul journal à ne pas servir d'éloges au cabinet Rutte est le journal de Pers qui relève que cette nouvelle limitation de vitesse augmente de 60% le nombre d'accidents mortels sur la route.

Pour ma part, j'ai fait le test sur un tronçon limité à 130 km/h au nord de Den Bosch, comme souvent aux Pays-Bas, je me suis senti plus en sécurité qu'en France parce que l'information sur autoroute est plus efficace et le nombre de voies plus important. Mon seul problème a été d'oublier la limitation de vitesse à 100 km/h à l'approche d'Utrecht. J'ai ainsi reçu ma première amende pour excès de vitesse en ce mois de novembre 2011. Grrr!

Notes

[1] Le gouvernement Rutte a fait des économies son cheval de bataille.

Bientôt les élections (4) et déjà monconsulat

La mois dernier, je vous ai parlé des élections présidentielles de 2012 et des législatives qui auront lieu pour la première fois pour les français de l'étranger. Je vous ai indiqué, comme beaucoup de campagnes vous y incite, à aller vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2011[1].

Les consulat de France à l'étranger ayant le rôle de mairie pour les expatriés, c'est dans ce lieux que les inscriptions se font pour moi et pour tous mes compatriotes établis hors de l'hexagone. Le ministère des affaires étrangères a bien fait les choses en rendant possible cette formalité en ligne. Le site monconsulat.gouv.fr vient d'ouvrir en grande pompe et à toute vitesse pour permettre à ceux qui sont déjà connus du consulat de faire cette formalité à distance.

C'est ce que j'ai fait hier, muni de mon numéro NUMIC, j'ai demandé un mot de passe et je me suis connecté au nouveau site monconsulat. Pour l'instant, je ne peux pas faire grand chose sur ce site. Je peux juste mettre à jour mon adresse et mon inscription sur les listes électorales. C'est déjà très pratique, je n'ai pas à faire la queue pour pouvoir participer aux élections.

Enregistrement pour les élections sur monconsulat

Maintenant, si je veux renouveler mon passeport, demander un certificat de vie ou demander une bourse scolaire, le site ne propose pas encore ce service ni aucun des nombreux services déjà disponibles sur monservicepublic.fr. La FAQ n'est d'ailleurs pas très loquace quand à la disponibilité future de ces services. J'espère que cette page sera renseignée prochainement.

La page (vide) de FAQ de Monconsulat.gouv.fr

Ceux qui ne se sont pas inscrit au consulat vont devoir se déplacer pour recevoir leur carte inutile et leur numéro NUMIC[2]. à partir de cet identifiant il pourront je l'espère éviter tout déplacement future grâce à ce nouveau site.

Notes

[1] Une loi stupide bloque les inscriptions plusieurs mois avant le déroulement du scrutin.

[2] Je conseille à tout français des Pays-Bas de le faire et de s'inscrire par la même occasion sur les listes électorales. Le 30 décembre au soir, le consulat général d'Amsterdam fermera et il sera trop tard.

Les lettres en chocolat sont équitables

Label Fairtrade Max Havelaar Les fabricants de chocolat ont presque tous embrassé le commerce équitable pour leurs lettres en chocolat. Véritable tradition néerlandaise pour les fêtes de la Saint-Nicolas[1], les lettres en chocolat ont été l'enjeu il y a quelques années de combats symboliques pour attirer l'attention des consommateurs sur leurs choix et sur le commerce équitable. L'opération s'appelait le Saint Nicolas vert.

Cette année encore, la campagne continue[2] mais on peut déjà constater les progrès faits dans la grande distribution. Dans de nombreuses enseignes l'ensemble des lettres en chocolat sont vendus avec un label équitable ou durable (duurzaam). Il y a même un site en ligne qui ne vend que des ses lettres en chocolat équitables (fairtradechocoladeletters.nl).

Label UTZ Certified Il y a deux labels reconnaissables, le fameux label Fairtrade né au Pays-Bas sous le nom "Max Havelaar" et le label UTZ Certified. Ces labels sont tous les deux nés d'initiatives privées certifiant le café vendu en occident comme respectueux du niveaux de vie des producteurs et de l'environnement[3]. Le cahier des charges des deux labels sont équivalents, ils exigent une traçabilité des produits du producteur en bout de chaine de transformation. Ils exigent un bon niveau de gestion de l'exploitation agricole, une gestion durable de l’environnement et surtout une rémunération et une protection (sociale) des producteurs leur permettant de vivre convenablement.

Pourquoi donc deux labels me direz-vous s'ils certifient la même chose pour les mêmes produits. Il existe en fait une différence de taille entre Fairtrade et UTZ Certified. Le premier, géré par l'organisme FLO, fixe les prix de vente des produits agricoles pour assurer la bonne rémunération des producteurs. Le second ne veux pas fixer de prix mais se cantonne à vérifier le bon niveau de vie et de protection sociale des producteurs. Les deux systèmes ont leurs promoteurs et leurs détracteurs. Certains reprochent à FLO de faire preuve de paternalisme en imposant depuis l'Europe un niveau de prix et un mode de gestion à des producteurs du sud. Certains reprochent à UTZ Certified de laisser la part belle au marché en gardant les prix libres ce qui permet aux acheteurs du nord d'imposer leurs règles. UTZ Certified apparaissant comme un label Fairtrade light qui ne s'attaquerait pas au vrai problème. Le Saint Nicolas vert, lui, accepte les deux labels comme preuve de chocolat équitable.

Dommage que le 5 décembre au soir, la campagne s'arrête et que la choix de chocolat équitable s’amenuise avec le départ de Saint Nicolas (Sinterklaas).

Notes

[1] Voir mon dernier article sur le passage de Saint Nicolas

[2] voir groenesint.nl

[3] Les deux labels Fairtrade et UTZ Certified sont présenté sur ce site néerlandais de trucs bio et durable.

Wikipediamsterdam

Ce week-end, Amsterdam accueillait la réunion Wikimedia GLAMcamp (GLAM pour Galleries, Libraries, Archives, Museums). Des animateurs de l'encyclopédie en ligne de tous pays se rencontraient pour partager leurs expériences.

les geeks de Wikimedia

les geeks de Wikimedia Au programme, des brainstorms, des exposés et des hacking sessions sur le partage des connaissances et l'incitation au partage des connaissances. En France comme aux Pays-Bas, la célèbre encyclopédie en ligne Wikipedia est représentée par une association locale[1] Ces dernières font un travail de fond avec les responsables des galeries, des bibliothèques, des musées, pour que les fonds de ces institutions soient mis en valeur en enrichissant l'encyclopédie libre.

Le travail le plus difficile est de convaincre les responsables de ces organismes publics que les licences restrictives nuisent à la bonne diffusion des œuvres et du savoir. En France, les musées et les archives publiques conservent, entre autres, des œuvres et documents anciens qui devraient être domaine public, mais se réservent les droits de reproduction pour couvrir les couts de conservation. Au résultat, les œuvres sont moins diffusées et moins accessibles. GLAM propose une autre approche en proposant à ces institutions d'adopter des licences libres et d'organiser la numérisation de leur fond afin de développer leur renommé.

La rencontre de cette semaine a montré quelques cas où l'adoption de cette politique est couronnée de succès. Le musée Stedelijk et le Tropenmuseum sont venu parler de leur projets. Mais j'ai surtout aimé l'histoire du museum de Toulouse qui a photographié une partie de ses collections en Janvier 2011 pour les partager sur Wikipedia. Un musée de paléontologie italien y a repéré la qualité de ses pièces et a proposé d'organiser une exposition temporaire. Depuis lors, une partie de la collection du museum de Toulouse tourne en Europe.

présentation Wiki loves Monuments aux Pays-Bas

Le week-end a aussi évoqué l'opération Wiki loves Monuments, une campagne européenne de photographie des monuments historiques. La France, tout comme les Pays-Bas s'y sont essayé en septembre dernier avec un grand succès. On parle déjà d'organiser la même opération l'année prochaine.

Notes

[1] Wikimedia France et Wikimedia Nederland dans leurs pays respectifs.

Le passage de Sinterklaas

Je vous ai parlé à maintes reprises de Sinterklaas, le Saint-Nicolas Néerlandais. Le vrai ami des enfants puisque c'est lui qui leur apporte les cadeaux de fin d'année.

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